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  • Randonnée dans les montagnes de Kabylie avec l'association Amejjay

A lire sur Liberté et Le Soir d'Algérie

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Voici un bel article des journalistes de Liberté du 08/05/2016 et du Soir d'Algérie du 09/05/2016 présents à la journée d'Amejjay de Vendredi 06 Mai dernier. A lire et à relire. Plus que jamais nous devons lancer le débat sur l'avenir sombre du cabinet de médecin généraliste, sur la quasi inexistence de la notion de médecin traitant, de médecin référent ou encore de médecin de famille, sur la désorganisation de l'offre et du parcours de soins du malade.

http://www.liberte-algerie.com/actualite/les-medecins-generalistes-tirent-la-sonnette-dalarme-sur-leur-avenir-247188 

JOURNÉE DE FORMATION ORGANISÉE PAR L’ASSOCIATION “AMEJJAY”

Les médecins généralistes tirent la sonnette d’alarme sur leur avenir

 
© D.R.
 
 

Les médecins généralistes libéraux se font de plus en plus rares et leur fonction risque même de disparaître dans les années à venir. Le constat a été établi par le président de l’association Amejjay, le Dr Assam, à l’occasion des 7es journées de formation continue au profit des médecins libéraux organisées, hier, à l’hémicycle Rabah Aïssat  de l’APW de Tizi Ouzou. “Faute d’élaboration et de mise en œuvre d’une réelle politique de conventionnement, la carte et le parcours de l’offre de soins demeureront déséquilibrés, et c’est le rôle de la médecine généraliste qui risque de porter un coup dur”, a estimé le Dr Assam qui cite en exemple la carte de soins dans la ville de Tizi Ouzou pour illustrer la gravité de la situation. “La ville de Tizi Ouzou compte 150 spécialistes pour seulement une dizaine de médecins généralistes”, a-t-il révélé, tout en soulignant que dans le cas d’une carte de soin équilibrée, la situation devrait plutôt être inversée comme cela est le cas dans les pays développés comme la France. Pour le Dr Assam, cette situation ne profite à personne, ni au patient, ni au spécialiste, ni encore à l’État. “Les soins sont répartis en deux catégories : les soins primaires et les soins secondaires, et faute de politique de conventionnement, le patient prend souvent le chemin inverse en consultant directement le spécialiste, et fréquemment pour des soins primaires”, a constaté l’orateur qui explique qu’en réalité, “les deux paliers de soins doivent être complémentaires comme cela se produit sous d’autres cieux où les consultations spécialisées sont soit orientées par le généraliste, et c’est là que la notion du médecin de famille prend tout son sens, soit elles ne sont pas remboursées lorsqu’elles ne sont pas effectuées sur demande du généraliste”. Dans la situation actuelle, souligne le même médecin, l’État continue à perdre beaucoup d’argent tant que de nombreux patients continuent à consulter plusieurs médecins spécialistes à la fois avant de détecter leurs maladies. “Le parcours n’étant pas respecté, le spécialistes se retrouvent débordés, la fonction du généraliste menacée et l’État à rembourser des soins souvent inutiles”, a-t-il estimé, non sans souligner que pour retrouver l’équilibre, le ministère de la Santé et celui du Travail doivent se pencher sérieusement sur cette situation.


Samir LESLOUS

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2016/05/09/article.php?sid=195984&cid=2

Actualités : Santé
«La démographie des médecins généralistes est en déclin»

La baisse généralisée du nombre de médecins généralistes libéraux est une réalité avérée en Algérie. 

Dans sa communication donnée, vendredi dernier, lors de la 7e journée de formation médicale continue organisée par l’association Amejjay (Le médecin) de Tizi-Ouzou dont il est président, le Dr Assam alerte sur ce phénomène de désertification progressive qui suscite le malaise des concernés inquiétés par le reflux de plus en plus marqué de cette catégorie de praticiens qui ont donné ses lettres de noblesse à la notion de médecine de proximité et de famille.
«Rien qu’au niveau de la ville de Tizi-Ouzou, nous avons 150 spécialistes pour dix généralistes seulement», dira le Dr Assam qui s’alarme sur le déséquilibre très marqué dans la répartition de l’offre de soins en Algérie où le rôle du médecin généraliste est minoré. Et la situation ira en s’aggravant puisque le secteur libéral n’attire plus les nouveaux médecins généralistes qui préfèrent le confort du secteur public.
Pourtant, le rôle du praticien généraliste ne doit pas être négligé dans l’offre de santé ; «c’est à lui qu’échoit la décision dans l’orientation et la définition du parcours de soins de chaque malade ; c’est le médecin généraliste qui décide si le malade nécessite des soins spécialisés ou pas. Or, nous assistons à une situation paradoxale où des malades décident par eux mêmes ou sur conseil de leur entourage de consulter plusieurs spécialistes pour un simple mal de tête, par exemple. 
Le parcours thérapeutique est inefficace et génère des coûts onéreux pour les caisses de sécurité sociale et le budget des ménages», fera observer le conférencier qui interpelle les autorités sanitaires du pays sur l’urgence qu’il y a à réhabiliter le rôle du médecin généraliste dans le système de santé algérien, appelant à une remise en ordre, à une nouvelle organisation où le principe de complémentarité entre les soins primaires et secondaires ne soit pas négligé. «Or, une simple visite chez le médecin généraliste peut régler la plupart des motifs de consultation», fera observer le Dr Assam. 
«L’intervention des pouvoirs publics est nécessaire dans la mise en œuvre et l’élaboration d’une politique conventionnelle en partenariat avec tous les acteurs du parcours de soins. Il faut aller vers un système où l’avis du médecin généraliste doit être pris en compte dans le remboursement des frais médicaux par les caisses de sécurité sociale comme cela se fait dans certains pays où les frais médicaux ne sont remboursés que sur présentation d’une lettre d’orientation du médecin traitant, sauf dans certains cas nécessitant une consultation spécialisée comme en gynécologie, par exemple», nous confie le Dr Assam en marge de sa conférence qui fait partie du programme des communications portant sur des thèmes d’actualité médicale et d’urgence et traitant des problèmes de santé publique que le médecin doit connaitre pour prendre en charge ses patients a été élaboré par l’association Amejjay. 
Une association fondée en 2012, comptant près de deux cents adhérents et qui s’investit beaucoup dans le domaine de la formation continue des médecins généralistes. 
S. A. M.

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